Georges Galli, de l’écran au cœur de Sanary

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine et du centenaire de la sortie de L’Homme à l’Hispano, la Ville de Sanary-sur-Mer met à l’honneur une personnalité dont le destin hors du commun est intimement lié à l’histoire de la commune : Georges Galli.

Acteur de cinéma dans les années 1920, puis prêtre et curé de Sanary, Georges Galli a connu une trajectoire aussi inattendue qu’exceptionnelle. De la lumière des studios à l’engagement pastoral, il consacra ensuite une grande partie de sa vie à la jeunesse et à la création d’un lieu devenu, au fil des décennies, un acteur majeur de la vie culturelle sanaryenne : le Théâtre Galli.

Les vendredi 18 et samedi 19 septembre 2026, la Ville propose deux rendez-vous pour découvrir ou redécouvrir cette histoire, à travers la projection d’un film inédit consacré à Georges Galli, des extraits de L’Homme à l’Hispano et une conférence consacrée à son parcours.

Georges Galli, une première vie sous les projecteurs

Georges Galli naît à Aix-les-Bains le 22 novembre 1902, dans une famille d’origine italienne. Il passe une grande partie de son enfance à Nice, où il fréquente notamment le lycée Masséna et l’Institut Lavoisier.

Après des études de droit, il devient avocat pour la firme de production Metro-Goldwyn-Mayer. C’est dans ce cadre qu’il découvre les studios de cinéma. Lors d’une prise de vues aux studios du Film d’Art, à Neuilly, on lui propose de faire de la figuration.

Cette première expérience va changer le cours de son existence.

Remarqué pour son allure et sa présence, Georges Galli est rapidement repéré par le réalisateur Julien Duvivier. En 1926, celui-ci lui confie le premier rôle de L’Homme à l’Hispano, adaptation du roman de Pierre Frondaie.

Le film, produit à l’époque du cinéma muet, raconte l’histoire de Georges Dewalter, un homme ruiné qui tente de donner l’apparence de la richesse grâce à une automobile Hispano-Suiza qui lui a été prêtée. Sur le point de quitter la France, il rencontre Lady Stéphane Oswill, une femme fortunée prisonnière d’un mariage malheureux. Entre les deux personnages se noue une histoire d’amour faite de secrets, de conventions sociales et de faux-semblants.

Aux côtés de l’actrice Huguette Duflot, qui interprète Lady Stéphane Oswill, Georges Galli connaît avec ce rôle un succès important.

Cette apparition lui ouvre les portes du cinéma français et britannique. Son élégance et son charisme lui permettent de côtoyer plusieurs grandes figures du cinéma de son époque et laissent entrevoir une carrière prometteuse.

Pourtant, alors que tout semble le conduire vers une longue carrière artistique, Georges Galli va prendre une direction totalement différente.

De l’écran à l’autel

Au cours des années qui suivent, Georges Galli connaît un profond changement intérieur. Il se détourne progressivement du monde du spectacle et entreprend un cheminement spirituel qui le conduit vers le sacerdoce.

Cette décision marque une rupture avec la vie qu’il avait commencée dans le cinéma.

En 1947, Georges Galli arrive à Sanary et rejoint la paroisse. Trois ans plus tard, en 1950, il en devient le curé.

À Sanary, son engagement dépasse rapidement le cadre strict de sa mission religieuse. Très attentif aux jeunes et à leur épanouissement, il souhaite créer un lieu qui puisse leur être consacré, mais qui puisse également devenir un espace de rencontres ouvert à l’ensemble de la population.

Son projet repose sur une idée ambitieuse pour l’époque : réunir dans un même équipement le sport, la culture, le théâtre et les grands rassemblements.

C’est ainsi que naît le projet de la Cité de la Jeunesse.

La Cité de la Jeunesse, un projet au service des Sanaryens

Pour concrétiser cette ambition, Georges Galli mobilise sa fortune personnelle, mais aussi les habitants et de nombreux donateurs.

Après plusieurs années de travail et de mobilisation, la Cité de la Jeunesse est inaugurée en 1959.

Le lieu accueille alors de nombreuses activités. Pensé notamment pour la jeunesse, il devient également un espace destiné au sport, aux spectacles, aux rencontres et aux grandes célébrations.

À travers cette réalisation, Georges Galli poursuit finalement une démarche qui traverse toute son existence : transmettre, rassembler et créer des espaces permettant aux générations de se retrouver.

L’ancien acteur de cinéma devenu prêtre est ainsi devenu, à Sanary, un véritable bâtisseur.

En 1977, Georges Galli fait don de la Cité de la Jeunesse à la Commune

Près de vingt ans après son inauguration, Georges Galli décide de transmettre durablement cet équipement à la collectivité.

En 1977, il fait don de la Cité de la Jeunesse à la Commune, avec la volonté que ce lieu puisse continuer à bénéficier à l’ensemble des Sanaryens.

Ce geste inscrit définitivement son projet dans le patrimoine communal.

Georges Galli décède en 1982. Pour rendre hommage à celui qui avait imaginé et porté la Cité de la Jeunesse, la Ville décide de donner son nom au bâtiment, qui devient alors le Théâtre Galli.

Au fil des années, différentes améliorations et évolutions sont apportées à l’équipement par les municipalités successives. Le lieu se transforme progressivement en un véritable espace culturel, tout en conservant la vocation de rassemblement imaginée par Georges Galli.

Aujourd’hui, le Théâtre Galli constitue l’un des lieux culturels emblématiques de Sanary-sur-Mer.

Un destin singulier, désormais inscrit dans le patrimoine de Sanary

Le parcours de Georges Galli est exceptionnel par les vies successives qu’il rassemble.

Avocat, acteur de cinéma, figure du cinéma muet, puis prêtre et curé de Sanary, il aurait pu rester dans l’histoire du septième art comme l’interprète principal de L’Homme à l’Hispano.

Son histoire a pourtant pris un autre chemin.

En choisissant le sacerdoce, puis en consacrant une partie importante de son engagement à la jeunesse et à la création d’un équipement collectif, Georges Galli a laissé une empreinte bien plus large dans la vie de Sanary.

La Cité de la Jeunesse, devenue le Théâtre Galli, constitue aujourd’hui la trace la plus visible de cet héritage. Le nom du théâtre rappelle ainsi chaque jour le parcours de celui qui en fut à l’origine.

Un siècle après L’Homme à l’Hispano, le destin de Georges Galli permet donc de faire dialoguer deux pans de l’histoire sanaryenne : celle du cinéma et celle de la vie locale, culturelle et associative.

C’est cette histoire que la Ville souhaite faire découvrir à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2026.

Deux rendez-vous pour découvrir Georges Galli

À l’occasion du centenaire de L’Homme à l’Hispano, la Ville de Sanary-sur-Mer propose deux journées consacrées à Georges Galli et à son parcours.

Vendredi 18 septembre 2026 à 19h — Grand Galli

La soirée débutera par la projection du film inédit Georges Galli. Un curé de cinéma, réalisé par Guy Fournié.

À travers ce documentaire, le public pourra découvrir le parcours de cet homme passé des studios de cinéma à la prêtrise, puis devenu une figure importante de la vie sanaryenne.

Samedi 19 septembre 2026 — Petit Galli

La journée se poursuivra avec la projection d’un extrait de L’Homme à l’Hispano, le film de Julien Duvivier sorti en 1926 et dans lequel Georges Galli tient le rôle principal.

Deux séances sont proposées à 10h30 et à 15h.

À 16h, Guy Fournié et Henri Ribot proposeront une conférence-débat consacrée à Georges Galli et à son histoire. La rencontre sera suivie d’un échange avec le public et d’un verre de l’amitié.

Ces rendez-vous permettront ainsi de découvrir à la fois le Georges Galli acteur, à travers L’Homme à l’Hispano, et le Georges Galli prêtre et bâtisseur, à travers son engagement à Sanary.

Informations pratiques

Vendredi 18 septembre 2026 à 19h
Grand Galli
Projection de Georges Galli. Un curé de cinéma, réalisé par Guy Fournié.

Samedi 19 septembre 2026
Petit Galli
10h30 et 15h : projection d’un extrait de L’Homme à l’Hispano, réalisé par Julien Duvivier en 1926.
16h : conférence-débat de Guy Fournié et Henri Ribot, suivie d’un échange avec le public et d’un verre de l’amitié.

Entrée libre.

Renseignements : 04 94 74 01 04 ou https://www.calameo.com/read/005145210a8bbf7ac7223

Pour aller plus loin : les Archives municipales

L’histoire de Georges Galli et de la Cité de la Jeunesse s’inscrit dans la mémoire et le patrimoine de Sanary-sur-Mer.

Les personnes souhaitant approfondir leurs recherches peuvent prendre rendez-vous auprès des Archives municipales, lors des horaires d’ouverture de la Médiathèque Jacques Duhamel.

Documents, photographies et archives permettent ainsi de poursuivre la découverte de cet homme dont le parcours singulier, commencé sous les projecteurs du cinéma muet, s’est poursuivi au service de la population sanaryenne.

De L’Homme à l’Hispano au Théâtre Galli, Georges Galli aura finalement traversé plusieurs univers sans jamais perdre le fil conducteur de son engagement : transmettre, rassembler et mettre son action au service des autres.

Un siècle après ses débuts au cinéma, son nom demeure ainsi profondément associé à Sanary et à l’un de ses lieux culturels majeurs.

Retrouvez l’article dédié dans le Bulletin Municipal n°5 du mois de Septembre 2026.

Georges Galli, de l’écran au cœur de Sanary

Articles Connexes

Méteo

SANARY-SUR-MER
Rechercher
Blason de Sanary
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.